Normes-Incendie.fr — service indépendant d'information réglementaire et de mise en relation, non affilié à l'administration
Sources officielles datées · Mise à jour : août 2026

Coupe-feu : obligations, degrés de résistance au feu et prix

Le coupe-feu, c’est tout ce qui empêche un incendie de se propager d’un local à l’autre sans qu’aucun équipement n’ait à se déclencher. On parle de protection passive, par opposition aux extincteurs, à l’alarme ou au désenfumage : une porte, un clapet, un mur, un calfeutrement de traversée ne consomment ni énergie ni commande, ils tiennent parce qu’ils ont été construits pour tenir. C’est ce qui donne aux occupants le temps d’évacuer et aux secours le temps d’arriver.

En France, cette exigence ne relève pas d’une bonne pratique mais de deux corps de règles distincts. Les établissements recevant du public sont régis par l’arrêté du 25 juin 1980, dont les articles CO 23 à CO 26 fixent le cloisonnement, les secteurs et le recoupement des vides. Les lieux de travail relèvent du code du travail, qui impose ses propres degrés de résistance au feu selon l’effectif et la configuration des locaux. Les deux se cumulent : un commerce avec des salariés est soumis aux deux.

Votre demande de devis

2 minutes · gratuit · rappel sous 24 h ouvrées par un prestataire de votre secteur

Rappel sous 24 h ouvrées
1. De quoi avez-vous besoin ? — plusieurs choix possibles
2. Quel est votre type d'établissement ? — plusieurs choix possibles
3. Dans quel contexte ? — plusieurs choix possibles
4. Quelle est la taille de l'établissement ?
Effectif (salariés + public accueilli)
Surface approximative
5. Où se situe l'établissement ?
6. Vos coordonnées

Pour recevoir votre devis par écrit.

Pourquoi le téléphone ? Pour que vous soyez rappelé sous 24 h ouvrées. Vos coordonnées ne sont transmises qu'au prestataire chargé de votre demande — jamais revendues, traitées conformément au RGPD.

Merci de renseigner votre nom, le nom de l'établissement et un téléphone français valide.

En validant, vous acceptez que vos informations soient transmises à un unique prestataire référencé de votre secteur afin de vous recontacter. Pas de démarchage en dehors de votre demande · données jamais revendues · politique de confidentialité.

✓ Demande enregistrée

Votre demande est qualifiée avant d'être transmise : nous choisissons le prestataire selon votre besoin et votre secteur.
Sous 24 h ouvrées : vous êtes rappelé — un interlocuteur unique, déjà briefé sur votre établissement et votre besoin.
À J+7 : nous vous demandons votre avis sur la qualité du rappel et du devis. Vous restez libre de refuser.
Données non revendues Chaque prestataire est référencé après un entretien sur son métier réel et sa zone d'intervention. 100 % gratuit pour vous Un interlocuteur unique, zéro démarchage

Dans cette rubrique

Devis porte coupe-feu et travaux de compartimentage

Porte coupe-feu, calfeutrement, cloisonnement : décrivez votre besoin, un professionnel référencé de votre secteur vous rappelle et se déplace.

Lire la page →

Ce que la réglementation impose

Le texte de référence. En établissement recevant du public, l’article CO 23 pose l’objectif — « limiter la propagation du feu et des fumées à travers la construction » — et l’article CO 24 en tire les degrés exigés : parois pare-flammes de degré 1/4 h au minimum entre locaux et dégagements quand la structure ne porte aucune exigence, coupe-feu de degré 1 h quand la stabilité au feu exigée atteint 1 h ou 1 h 30. Les circulations de grande longueur doivent être recoupées tous les vingt-cinq à trente mètres par des parois et blocs-portes pare-flammes de degré une demi-heure, et chaque niveau divisé en secteurs de 800 m² au plus isolés par une paroi coupe-feu de degré une heure. L’article CO 26 impose le recoupement des vides entre plancher et plafond suspendu tous les 300 m². Pour les lieux de travail, le code du travail fixe ses propres exigences de résistance au feu et de dégagements. Les performances elles-mêmes sont désormais définies par l’arrêté du 22 mars 2026 pour les nouvelles autorisations.

La périodicité. Les portes et clapets asservis à la détection sont des dispositifs actionnés de sécurité et relèvent du contrat d’entretien du système de sécurité incendie imposé par l’article MS 68 aux SSI de catégories A et B. L’article MS 73 impose la vérification annuelle des moyens de secours, et une vérification triennale par une personne ou un organisme agréé pour les SSI de catégories A et B. Dans les ERP de 5e catégorie, l’arrêté du 22 juin 1990 (article PE 4) impose à l’exploitant de procéder « tous les trois ans au plus » aux opérations d’entretien et de vérification de ses installations techniques. Le calendrier complet, équipement par équipement, est détaillé sur notre page consacrée aux vérifications périodiques.

Qui est responsable. L’exploitant. C’est lui qui tient le registre de sécurité prévu par l’article R143-44 du code de la construction et de l’habitation, où sont consignés les vérifications, les travaux et les observations. En entreprise, l’employeur y ajoute son obligation générale de sécurité.

La sanction. La décision de fermeture, prise après mise en demeure, peut être assortie d’une astreinte pouvant atteindre 500 € par jour de retard, et le fait de ne pas fermer malgré l’arrêté est puni d’une amende de 10 000 €. S’y ajoutent, en cas de sinistre, la responsabilité civile et pénale de l’exploitant et les conséquences assurantielles d’une non-conformité connue.

Les prestations de protection passive

Six familles de travaux couvrent l’essentiel des demandes.

Les portes coupe-feu sont le poste le plus fréquent : remplacement d’un bloc-porte non conforme, pose d’un ferme-porte, mise en place d’un dispositif de fermeture automatique asservi à la détection. Les clapets et volets coupe-feu protègent les traversées de gaines de ventilation ; ils sont mobiles, donc sujets à défaillance, et figurent parmi les équipements les plus souvent bloqués en position ouverte.

Le calfeutrement des traversées — câbles, chemins de câbles, canalisations, gaines — rétablit la performance d’une paroi percée. C’est un travail discret, peu coûteux à l’unité, et la première cause de compartimentage inefficace : une paroi REI 120 traversée par un fourreau non rebouché ne vaut plus rien sur ce point précis.

Les cloisons, murs et plafonds coupe-feu relèvent du gros œuvre ou du second œuvre selon la technique retenue. Le flocage et les peintures intumescentes protègent les structures métalliques, qui perdent leur capacité portante bien avant de fondre. Enfin les vitrages et trappes coupe-feu répondent aux cas où l’on veut conserver de la lumière ou un accès technique sans percer le compartimentage.

À ces travaux s’ajoute le diagnostic de compartimentage : un relevé des parois et des traversées qui dit ce qui est conforme, ce qui ne l’est pas, et dans quel ordre traiter. C’est souvent la prestation à demander en premier quand la commission de sécurité a émis un avis défavorable sans détailler.

Textes de référence

Prix : ordres de grandeur

Fourchettes indicatives hors visite technique, pour un établissement standard en France métropolitaine. Le prix réel dépend du degré exigé, de l’accessibilité, du nombre d’unités et de la nécessité ou non d’un procès-verbal de classement. Seul un devis engage.

Ordres de grandeur de prix par prestation : le libellé de la prestation, puis le montant estimé et son unité.
PrestationOrdre de grandeur
Bloc-porte coupe-feu EI 30, pose comprise900 – 1 800 €
Bloc-porte coupe-feu EI 60, pose comprise1 400 – 3 000 €
Ferme-porte ou dispositif de fermeture automatique150 – 600 €par vantail
Clapet coupe-feu, fourniture et pose350 – 900 €par clapet
Calfeutrement de traversée (câbles, gaines)80 – 300 €par traversée
Flocage de structure métallique25 – 60 €/ m²
Peinture intumescente45 – 110 €/ m²
Diagnostic de compartimentage600 – 2 500 €selon la surface

Ordres de grandeur constatés sur le marché, donnés à titre indicatif — ils ne valent pas devis. Seul le chiffrage d'un prestataire, après échange ou visite, engage.

Questions fréquentes

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un degré coupe-feu EI 60 ou REI 120 ?
Les lettres décrivent trois performances distinctes et le nombre les exprime en minutes. **R** est la capacité portante (l'élément tient), **E** l'étanchéité aux flammes et aux gaz chauds, **I** l'isolation thermique (la face non exposée ne s'échauffe pas au point d'enflammer ce qui la touche). Une porte EI 60 reste étanche et isolante 60 minutes ; un mur REI 120 fait les trois pendant 120 minutes. Les anciennes notations françaises SF, PF et CF renvoient au même principe : depuis l'arrêté du 22 mars 2026, elles se traduisent en R, RE et REI (SF 1 h 30 devient R 90, PF 30 min devient RE 30).
Une porte coupe-feu peut-elle rester ouverte en journée ?
Oui, mais uniquement si elle est équipée d'un dispositif de fermeture automatique. L'article CO 47 de l'arrêté du 25 juin 1980 impose alors une signalisation « Porte coupe-feu. – Ne mettez pas d'obstacle à la fermeture » et, dans plusieurs cas (locaux à sommeil au-dessus du premier étage notamment), un asservissement à la détection automatique d'incendie. Une porte coupe-feu bloquée par une cale ou un extincteur est le défaut le plus fréquemment relevé en visite de commission.
À quelle fréquence faut-il vérifier des éléments coupe-feu ?
Les portes et clapets asservis à la détection sont des dispositifs actionnés de sécurité : ils entrent dans le contrat d'entretien du système de sécurité incendie exigé par l'article MS 68 pour les SSI de catégories A et B, et dans la vérification annuelle des moyens de secours prévue par l'article MS 73. Dans les ERP de 5e catégorie, l'arrêté du 22 juin 1990 (article PE 4) impose au moins une campagne d'entretien et de vérification tous les trois ans. Les éléments non asservis (cloisons, calfeutrements, flocages) relèvent de l'obligation générale de maintien en conformité de l'exploitant, contrôlée en visite périodique.
Qui est responsable en cas de non-conformité coupe-feu ?
L'exploitant de l'établissement, et non l'installateur ni le propriétaire des murs. C'est lui qui tient le registre de sécurité prévu par l'article R143-44 du code de la construction et de l'habitation, et c'est à lui que s'adresse la mise en demeure. En entreprise, l'employeur porte en plus l'obligation générale de sécurité du code du travail.
Faut-il refaire ses éléments coupe-feu à cause de l'arrêté du 22 mars 2026 ?
Non. L'arrêté du 22 mars 2026, publié au Journal officiel du 26 mars 2026, s'applique aux demandes d'autorisation de travaux et d'urbanisme déposées à compter du 1er octobre 2026. Les procès-verbaux de classement existants restent valables jusqu'à leur échéance, sauf le cas particulier des produits couverts par une norme harmonisée. C'est un changement de langage réglementaire et de méthode d'évaluation, pas une obligation de remplacement.
Un calfeutrement de traversée de câbles est-il vraiment obligatoire ?
Oui dès lors que le câble ou la gaine traverse une paroi à laquelle un degré de résistance au feu est exigé. Un compartimentage n'existe que s'il est continu : une traversée non rebouchée annule localement la performance de la paroi entière. C'est l'un des points systématiquement vérifiés lors des visites de la commission de sécurité.

Vous êtes rappelé sous 24 h ouvrées

Décrivez votre besoin en 2 minutes — gratuit, sans engagement, un seul interlocuteur.

Décrire mon besoin

Sans engagement · données non revendues · rappel sous 24 h ouvrées